1. d’un printemps à un automne
    et d’un hiver à un autre printemps ...

    Le
    Printemps des Poètes 2015 nous enjoignait d’"arracher la joie aux jours qui filent»...

    Pas facile ces temps ci, mais il faut malgré tout continuer à l’arracher aux jours qui filent, la joie, la tirer de sous les décombres, même couverte de sang et de poussière.

    L’arracher pour les noyés oubliés de Méditerranée, pour les exécutés de janvier et pour tous ceux de ce triste vendredi de novembre, crève-coeur de plus sur la planète.
    Parce que les victimes d’ici et d’ailleurs la portaient ou la voulaient, cette joie de vivre, il nous appartient de la reprendre comme un flambeau et de tout faire pour la transmettre aux nôtres et aux autres. Qu’ils contribuent à construire un avenir commun de connaissance, de compréhension et de tolérance sur la Terre (je m’enflamme un peu, mais l’utopie est un horizon nécessaire).

    Notre résistance aujourd’hui, si elle ne peut pas prendre les armes contre la barbarie, doit prendre la parole, la musique et les actes, et faire de chaque jour qui file, coûte que coûte, un rempart à l’obscurantisme, pour l’humanité, simplement.
    Je compte sur nous.

    «Ami si tu tombes
    un ami sort de l’ombre
    à ta place»
    ...


  2. Antoine Bial - décembre 2015 - janvier 2016 ...

< c’était en janvier 2015

Antoine Bial remet à jour (au jour) son texte pour lendemain de 14 juillet   voir la page d'accueil du blog pour les versions précédentes

privilège de l'abolition


suivre des yeux
la belle bleue
je ne vois pas
pourquoi

j'ai mon étoile
filante
à moi

rouge blanc bleu
une deux
une deux
je ne suis pas
le pas

j'ai ma petite
musique
à moi

seul dans la ville
je me défile
privilégié


j'ai aboli le quatorze juillet *


* mais pas le lendemain


Antoine Bial
texte évolutif
version juin 2014



  1. Paris 1983 *


  2. Je marche

  3. de jour comme de nuit

  4. dans Paris

  5. depuis si longtemps déjà

  6. que je me demande

  7. qui habite l'autre

  8. toujours ému de savoir

  9. qu'un poète nommé Villon

  10. l'a fait avant moi

  11. qu'un libérateur comme Bolivar

  12. y a séjourné en dandy

  13. que mon jeune voisin Jean de la rue Masson

  14. a fêté son vingtième anniversaire jusqu'à l'aube

  15. dans un bistro situé en face

  16. d'une petite place faiblement éclairée.

  17. J'aime savoir qu'il existe une ville

  18. où les femmes aiment marcher de nuit

  19. sans s'inquiéter des ombres et aussi parce qu'on y

  20. trouve une station de métro avant la fatigue.

  21. J'aime flâner dans une ville où les quartiers contrastés

  22. fleurissent au bout de nos rêves.

  23. J'aime m'arrêter à la terrasse des cafés pour

  24. observer le ballet des serveurs.

  25. J'aime écouter dans le métro les conversations

  26. des jeunes filles qui racontent la soirée d'avant.

  27. J'aime voir les jambes nues tout le long de l'été.

  28. Cet art de vivre qu'aucune autre ville ne connaît

  29. mieux que Paris.

  30. Et que personne n'a mieux chanté que Villon et Aragon

  31. ou cette jeune fille croisée boulevard Richard-Lenoir

  32. qui s'est exclamée: «Je me suis cassé le talon mais je m'en

  33. fous si c'est à Paris.»

  34. Me voilà dans cette baignoire à lire, cette fois,

  35. Paris est une fête d'Hemingway

  36. tout en me disant qu'elle le sera toujours quoi qu'il arrive.


  37. Dany Laferrière
    Montréal, 16 novembre 2015
    *
    dans ce poème, Dany Laferrière se souvient de ses premiers pas dans Paris, en 1983


  38. source : http://www.lefigaro.fr/livres/2015/11/20/03005-20151120ARTFIG00142-attentats-de-paris-le-poeme-emouvant-de-dany-laferriere.php


  1. pourquoi je n’adresse plus
    de vœux de nouvel an

    On nous avait promis
    deux mille huit'res
    et puis deux mille n'œufs :
    rien que des coquilles vides

    on nous a annoncé
    deux mille disq's

  2. toujours la même chanson

  3. ensuite onz’ai fait aucune illusion

  4. douze a été brutale

  5. et treiz’en deçà de nos espérances

  6. j’ai eu beau chercher
    quatorze et quinze n’ont rimé à rien


  7. Pourquoi voudriez-vous demain
    que seize cette sale série ?


«chaque lendemain de 14 juillet, je fête mon privilège particulier»

  1. << L’an 01 - Gébé  -  éditions du Square, 1972  -  La BD l’an 01 est parue initialement au début des années 70 dans Politique-Hebdo, Charlie-mensuel et Charlie-Hebdo.
    «Elle narre un abandon utopique, consensuel et festif de l'économie de marché et du productivisme»
    >>>
    https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27An_01_(bande_dessinée)

novembre 2015
Cette planète est notre lieucommun 
contacter l'auteur : bialantoine@gmail.commailto:bialantoine@gmail.comshapeimage_7_link_0
vous pouvez accéder aux textes du blog et du site déjà mis en ligne en cliquant sur les liens plus bas

l’abolition des privilèges, c’était en 1989 (4 août)
voici aujourd’hui le

< il faudra apprendre à ne pas faire avec ...

dessin de Willem (dessinateur survivant de Charlie-Hebdo), dans Libération du 16 février 2015

Printemps des Poètes 2016
Le Grand Vingtième << (infos ici)


plus de mise en ligne pour les éditions
du  Printemps des Poètes
mais les pages des années précédentes 
restent accessibles sur le site
(voir plus bas)
PR_POETES_2016.htmlPR_POETES_2016.htmlshapeimage_12_link_0shapeimage_12_link_1


  1. été 2016, l’été de tous les possibles

    Voilà, le site se réanime, au ralenti, avec des contraintes.
    Il faut apprendre à ...
    faire avec, l’expression ne me plaît pas, je préfère apprivoiser.
    Apprivoiser le temps qui passe, au rythme incertain.
    Il y a en prime les ennuis techniques,l’abandon stupide et sans remplacement du logiciel de mise en ligne
    iWeb par Apple, mais sinon ce serait trop facile, n’est-ce pas ?
    Alors allons-y, on verra bien (ou pas) ...
    J’aimerais tellement que ça ressemble à l’an 01 imaginé par Gébé
    (ci-dessous) !

texte pour lendemain de 14 juillet

18 juillet 2016

80 ans après ...

l’Espagne en mémoire

Pablo Picasso
étude pour le tableau «Guernica» - 1937

AB

homonymies (ou presque)
du bonheur


la vache :

le bonheur est dans le pré


la banque :

le bonheur est dans le prêt


toi et moi :

le bonheur est dans le près *

   Antoine Bial

le bonheur sinon rien

Lettre à une bipède (modifié)


J'aimerais que ça vous épate,

en déchiffrant ce charabia,

d'y reconnaître un peu ma patte ;

oui, j’écris toujours comme un chat …


Je suis tombé de la gouttière

fasciné par votre regard,

vous, la féline singulière,

moi, le petit chat de hasard.


J’aurais pu me rompre le cou,

mais vous m’avez ouvert les bras ;

c’est mon souvenir le plus doux,

notre histoire a commencé là.


Pour cet amour contre-nature,

La loi a fait une exception :

dans votre vie sans aventure,

je suis entré par affection.


Le temps trop court de nous apprendre

à ronronner des mots d’amour ;

le temps trop long à vous attendre,

à la fenêtre … et puis, ce jour …


La musique de votre pas,

celle que je connais par cœur,

vous l’avez jouée ce jour-là

accompagnée par un voleur ;


Un chat trop grand sur ses deux pieds

qui vous avait tapé dans l'œil

avec son langage châtié …

Il s'est assis dans mon fauteuil.


Contre l'amour y a rien à faire,

le cœur ignore la raison ;

j'ai repris ma vie de gouttière

sur le toit de votre maison …


Pour vous c'est de l'histoire ancienne,

Pour moi le temps ne passe pas :

depuis vingt ans, je suis en peine,

vingt ans c’est une vie de chat ...


J'en ai égratigné des pages,

usé mes griffes sur les toits,

Interminable apprentissage

pour un vieux matou comme moi.


Au souvenir de vos caresses,

le vertige me prend parfois,

j'ai peur par simple maladresse,

de retomber entre vos bras.


Je prends ce risque, je m'avance,

au bord du toit, je vais laisser

glisser ma lettre, et si par chance

elle vous touche ...... répondez.


Dites-moi si ça vous épate,

en déchiffrant ce charabia,

d'y reconnaître un peu ma patte ;

j’écris encore comme un chat …


Antoine Bial

un texte griffé sur le site

Hiver. L'arbre se retourne.

Au ciel ses racines

Et dans le sol son feuillage.


Marc-Adolphe Guégan

  1. Petit printemps fantasque,

  2. Qui lance avec humeur

  3. De violentes bourrasques

  4. Sur les arbres en fleur ...

  5. Albert Atzenwiler

Une saison en poésie
clic pour les textes sur
LE PRINTEMPSsaison_printemps_1.htmlsaison_printemps_1.htmlshapeimage_17_link_0
Une saison en poésie
clic pour les textes sur
L’ÉTÉsaison_ete_niveau_1.htmlsaison_ete_niveau_1.htmlshapeimage_18_link_0
  1. Pas un nuage, pas un souffle, rien qui plisse

  2. Ou ride cet azur implacablement lisse

  3. Où le silence bout dans l'immobilité. ...
    Paul Verlaine

Une saison en poésie
clic pour les textes sur
L’AUTOMNEsaison_automne.htmlsaison_automne.htmlshapeimage_19_link_0

Feuille rousse, feuille folle

Tourne, tourne, tourne et vole !

Tu voltiges au vent léger

Comme un oiseau apeuré.

Luce Fillol

liens vers les
POÉSIES des SAISONS
SAISONS_en_POESIE.html

pour les nostalgiques, LIEN vers le PRINTEMPS DES POÈTES 2014 -  au CŒUR des artsPP_2014_Au_cur_des_arts.html

expo lieucommun sur le thème du Printemps des Poètes 2014  panoramique de la salle n°1

drame de cœur


un tableau de l’exposition lieucommun qu'un visiteur quelque peu éméché a confondu avec la Joconde de Léonard.
C'est vrai qu'elle a quelque chose ...

NB. le modérateur du site désapprouve cette comparaison désobligeante et blasphématoire, la dame de cœur étant comme chacun sait, la muse (hélas intouchable) du poète.


affiches du PRINTEMPS DES POÈTES à Mantes-la-Ville (78) pour l’exposition des travaux des élèves - 2006 à 2010


affiches officielles du PRINTEMPS DES POÈTES de 1999 à aujourd’hui

 

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

2003

2004

2005

2006

2002

lieucommun  a mis des textes en ligne de 2007 à 2015
CLIC vers le site ou vers le blog dans la liste plus bas :

Une saison en poésie
clic pour les textes sur
L’HIVERsaison_hiver_1.htmlsaison_hiver_1.htmlshapeimage_23_link_0
liens
 
PP 2016
Le Grand Vingtième << (infos ici)


pas de mise en ligne mais ... les pages
des Printemps des Poètes précédents
restent accessibles 
PR_POETES_2016.htmlPR_POETES_2016.htmlshapeimage_26_link_0shapeimage_26_link_1

2016

1999

2001

2000

Portrait dégoûtant


Il avait mauvaise mine

une langue de vipère

un nez de fouine

des oreilles de cocker ...

la suite ici :

les bêtes à bial


<< un clic ici pour accéder aux textes d’Antoine Bial


prenez le risque d'être déçus,

il n’y a rien à vendre

mauvais temps, temps mauvais


Elle attend que s'ouvre le ciel

ma migrante hirondelle

d'automne


Mais si notre climat

reste à la haine

au mépris

j'ai peur

qu'elle ne revienne pas.


Antoine Bial - septembre 2013

Anibeaux animoches
(ou animoches, anibeaux)


Le concours de beauté approche.

On s'agite chez les petites bêtes,

anibeaux, animoches s'apprêtent ...

la suite ici :

les bêtes à bial

ACTUALITÉ


>> accès aux pages des textes de Bial <<
Antoine_Bial.html

<< Un mur à Séville (Espagne), en septembre 2008 :
décrépitude naturelle 
(photo lieucommun sans retouche)

textes d’Antoine Bial
chaque étiquette renvoie sur une page >

les bêtes à bialles_betes_a_bial.html
insectes au miroir (en préparation)insectes_au_miroir.html
bialactusbialactus.html
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choses vues ou presquechoses_vues_ou_presque.html
bial s’amusebial_samuse.html
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entrée en scèneentree_en_scene.html
et d’ailleurs ...dailleurs.html
La face cachée de Bial  [incognito ergo sum]Antoine_Bial.html
mes sites - copinage et compagnieliens_preferes.html

De bouche à oreille


De bouche à oreille

goutte à goutte

versez-y

quelques mots de poésie

deux pour le jour trois pour la nuit


quelques gouttes en passant

quelques mots

qu'on écoute, qu'on attend

pour la pluie et le beau temps


et puis

laissez faire le jour

laissez faire la nuit


Regardez maintenant

de chaque saison de la vie

la poésie

fait le Printemps.


Antoine Bial («choses vues ou presque»)




elle


Deux "l" entre deux boucles rondes,

elle papillonne,

elle donne

à chaque mot qu’elle effleure

une touche de couleur.


Jamais elle ne se pose,

elle compose,

lettre à lettre, fleur à fleur,

pour le Printemps des Poètes,

la palette

des couleurs.


Antoine Bial
texte rangé dans «bial, sa muse»

Contribution permanente
d'Antoine Bial aux Printemps des Poètes

Le dernier mot


Autoniver et printété

C'est le bicycle des saisons

Oubliant toute gravité

La Terre ne tourne plus rond.


Les mots se percutent, s'encastrent

Au sens propre défigurés

Incommunicable désastre

Du langage dénaturé.


On économme l'écriture

On réductionne le dico

On taille, on jette aux dépodures

Les lettres usagées des vieux mots


Et nous passagers sages sages

Passifs dans nos canapéros

Irrésistants à l'élangage

Fini de se payer de mots


Ouvrons les yeux fermons la porte

Aux colporteurs du baragouin

Qu’il reste à jamais lettre morte

Donnons pas notre langue aux chiens


S’il faut l’écrire en toutes lettres

et appeler un mot un mot

Prenons les au pied de la lettre

Ils n'auront pas le dernier mot.


Antoine Bial - mars 2017

Le dernier poème *

à ma muse


Ma muse ne s’amuse pas des jeux de mots,

Pour prendre un vers ell’ tourne pas autour du pot,

Les calembours alambiqués la déconcertent,

Et je trafique le lexique en pure perte.



Elle se méfie des vers à pied, beaucoup trop fins

Qu’on croit saisir mais qui toujours tombent des mains

Elle n’aime pas compter pour rien, et ça l’agace

De vérifier que chaque pied est à sa place.


Pour la garder il faut renoncer à la rime,

Quand la métrique est aussi nulle, on la supprime,

Cachez vos paires d’hémistiches, alexandrins,

Ce coup classique ne prend plus dans mes quatrains.


J’ai entrepris de lui servir quelques vers libres

Mal inspirés, tous en parfait déséquilibre

Aucun effet d’ivresse ni de griserie

Je crois bien qu’elle ne goûte plus la poésie.


C'était écrit voici le tout dernier poème

Il faut savoir se séparer de ce qu’on aime


Déjà ma plume entame une métamorphose

je vais tenter de lui fair’ voir la vie en prose.


Antoine Bial


* rien à voir avec Robert Desnos, ce texte est un jeu de langage à ne pas prendre au sérieux

deux nouveaux textes

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(mars 2017)